Egypte relève toi !
L'inquiètude grandit, pas de nouvelles en direct d'Egypte,
Dans les rues du Caire, la police, prise pour cible lors des manifestations meurtrières cette semaine, brillait par son absence, de jeunes hommes en jeans assurant la régulation de la circulation. Des dizaines de commerces saccagés aux vitrines fracassées endeuillaient le quartier Mohandisseen, sur la rive occidentale du Nil. « Des jeunes hommes sont arrivés pendant la nuit, ils ont tout détruit. Ils avaient l'air ivres », peste un habitant du quartier. « Il n'y a plus de police, les voleurs se sont échappés des prisons de quartier. Je n'ai jamais vu ça de ma vie », souffle le propriétaire d'une boutique de vêtements.
Un supermarché Carrefour a été pillé samedi à la sortie du quartier de Maadi, sorte de petite oasis où vit une importante communauté d'expatriés, à la périphérie du Caire. Une autre antenne du géant français était fermée en banlieue.
Plusieurs stations service de la capitale étaient fermées samedi et les automobilistes s'agglutinaient autour des rares pompes ouvertes, alors que le centre-ville du Caire, théâtre de heurts violents la veille entre policiers et manifestants, renouait avec la contestation. « Allahu Akbar! » (Dieu est le plus grand), « le peuple veut la chute du président », « Moubarak va-t-en », scandaient des centaines de manifestants samedi sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, et des milliers d'autres affluaient vers le coeur de la capitale.
"Trente ans, c'est assez"
« Le président doit partir, c'est la seule chose que nous souhaitons. Moubarak doit simplement quitter le pouvoir. Ca fait trente ans qu'il est là, c'est assez », déclare Hassan, un manifestant d'une trentaine d'années. « L'Egypte devrait être une puissance industrielle et agricole, mais nous sommes à la traîne. Ce n'est pas normal », ajoute-t-il. « Nous resterons dans la rue tant qu'il n'aura pas quitté le pouvoir. Cela peut prendre un ou deux ans, nous resterons », renchérit Ali Barra, un jeune étudiant en médecine.
Des jeunes militants islamistes, laïques, mais aussi des badauds arrivés des banlieues paupérisées se retrouvaient dans le centre de la capitale, une sorte de monstre urbain avec ses 20 millions d'habitants. Des particuliers dégageaient la grande place du Caire de barrières en métal, d'autres tassaient les carcasses de voitures calcinées obstruant le passage. Le siège du parti présidentiel, incendié vendredi soir, était toujours en flamme. Hier, des centaines de milliers de personnes ont pris d'assaut les rues des grandes villes, provoquant des émeutes sans précédent en Egypte, le plus peuplé des pays arabes.
Ce samedi, quelques chars militaires étaient déployés sur la place Tahrir, et des dizaines d'autres étaient alignés sur la corniche, en face de la télévision nationale.
Dans la nuit, le président Hosni Moubarak a promis la formation d'un nouveau gouvernement dès samedi. « Son discours est une étape. Nous voulons plus de liberté, des réformes économiques et l'annulation des dernières élections législatives. Nous voulons être écoutés », lance Mohamed Raban, un manifestant. « Le peuple a vaincu sa peur, plus rien ne peut l'arrêter. J'espère seulement qu'il n'y aura pas de pillages », explique Hajjaj, un chauffeur de taxi en se faufilant, cigarette aux lèvres, dans les méandres de la capitale
A voir ..........le musée du caire visité par des pilleurs
30/01/2011 08:48
LE CAIRE (AFP) - Egypte: émeute dans une prison au nord du Caire, évasion de milliers de prisonniers.
Plusieurs milliers de prisonniers se sont évadés de la prison de Wadi Natroun, à 100 km au nord du Caire, a indiqué dimanche une source au sein des services de sécurité au 6ème jour d'une révolte contre le régime du président Hosni Moubarak. Evènement
Des milliers de prisonniers, dont un grand nombre d'islamistes détenus depuis plusieurs années, ainsi que des prisonniers de droit commun, se sont évadés dans la nuit après une émeute durant laquelle ils se sont emparés des armes des gardes de l'établissement pénitentiaire, selon la même source.
Devant le musée du Caire
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