Et la balade continue !
Nous sommes à présent dans des rues que ne connaît pas le tourisme de masse et tant mieux. D'innombrables commerces animés vendent des objets de la vie quotidienne, des métiers anciens et même un métier en voie de

disparition : "le fabricant de tarbouche".
En effet, il s'agit là du dernier fabricant de tarbouche.

Jadis florissant, ce métier a complètement disparu avec la révolution. Si vous aimez ce monde fascinant, plongez vous dans la lecture du livre de Robert Solé, le tarbouche. C'est une saga familiale plein de personnages extravagants. Vous y retrouverez également le collège de le Ste Famille.

Beaucoup d'ados du collège ont acheté un tarbouche et c'est fièrement qu'ils déambulent dans les rues en criant Saad, Saad, vive Saad,en souvenir d'un film qui retrace les évènements qui ont enflammé l'Egypte dans la première partie du XXe siècle.En effet, Saad Zaghlul obligera les britanniques à reconnaître l'indépendance de l'Egypte en 1922. Le tarbouche était un emblème national. Le succès des ados était amusant à voir, un papy plein de nostalgie s'écria "les enfants vous me faîtes rajeunir de 50 ans". Sûr que ce papy-là refera la révolution la nuit prochaine dans ses rêves.


Nous entrons à présent dans la mosquée El Azhar.
Elle futfondée en 970, elle est une des plus ancienne mosquée du Caire. Elle porte ce nom en hommage à Fatima Zahar, "la resplendissante", fille du prophète Mahommet. Elle s'étend sur un hectare et possède cinq minarets, six portes et 300 colonnes en marbre dont beaucoup proviennent d'édifices antiques. La Mosquée Al-Azhar se trouve dans le quartier Sharia al-Azhar, au sud du khan el khalili.

Al-Azhar n'est pas qu'une mosquée, c'est aussi la plus ancienne université au monde. Comme dans beaucoup de mosquées, on trouve des "gardiens" de chaussures à l'entrée

Nous nous rechaussons tous, petit pourboire au passage, nous voilà partis en direction du Khan el Khalili.
L'entrée est gardée par un barrage de policier; à cet instant, la réalité me rattrape et je pense à Cécile, cette jeune fille, qui a perdu la vie, le dimanche 22 février..... Les enfants chahutent et ils ont peut-être déjà oublié l'attentat. L'insouciance de la jeunesse me fait vous écrire ceci : "Quel heureux temps que celui de l'enfance et de l'adolescence ! Toujours à la jouissance du moment, oublieuse du passé, insouciante de l'avenir." (P.Aubert de Gaspé)

Le khan est pratiquement désert,
la place El Hussein est vide de touristes
et les cafés-restaurants
semblent figés dans le temps.

Les enfants arrivent à sortir, de cette torpeur, les garçons de cafés qui réalisent que quelques clients gourmands sont arrivés.


Après cette pose bien méritée, nous voilà repartis à travers un dédale de rues défoncées et étroites ; pleins d'échoppes n'échappent pas à mes yeux curieux, mais çà c'est une autre histoire.......
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