" découvertes à découvrir "

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Je viens d'apprendre qu'à Grignan, il y a deux endroits, en autre, que je ne connais pas.
- Le premier, c'est un pont bascule qui a été bénévolement restauré par un amoureux, de par son métier, des instruments de pesage.


pont-bascule

Le second , c'est un four banal.
Des temps immémoriaux jusqu'à la Révolution, les sujets (bourgeois et manants) du comte de Grignan (gendre de la marquise de Sévigné qui épousa sa fille en 1669) étaient tenus :
- de battre le grain , de quelque nature qu'il soit, sur les aires du seigneur de Grignan;
 -d'entreposer la récolte dans les greniers du dit seigneur;
 -de faire moudre le blé au moulin du seigneur. 
Ils devaient également faire cuire le pain au four banal du seigneur , en payant en contre partie le vingtain (1/20èmè) prélevé sur la cuisson ainsi que sur le grain. En 1380 déjà, on rappelait les corvées dues au seigneur "pour la curée et les réparations ordinaires des béaux(cours d'eau) du moulin ainsi que pour l'entretien et la réparation du four banal.
Plus encore dans le temps, (convention du 15 novembre 1283, la plus ancienne connue), le seigneur tolère "qu'à cause de la crue des ruisseaux, du manque d'eau ou du renouvellement des meules, chaque particulier pourra alors moudre ailleurs".
Les banalités ont en fait disparu dès le milieu du Moyen Age. Les fours de propriété seigneuriale furent souvent albergés (loués) à des fourniers (celui qui tient un four à pain) ou à des boulangers. Ces albergements étant en quelque sorte l'ancêtre de nos baux commerciaux.


entrée-du-four

A l'intérieur, il y a une trés belle voûte que j'ai pu trés mal photograhier, car une solide porte grillagée en bloc l'entrée.
                                                                
      voûte

Regardez le nouveau copain que je me suis fait en me promenant dans Grignan !!!


                                                                              

 

Publié dans GRIGNAN et son passé

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