J'ai adoré..........

          
Sous le regard des Dieux : Les quatre vérités d'une grande égyptologue





Sous le regard des dieux

              de
Christiane Desroches-Noblecourt

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Entendu au marché !!

Le hasard, c'est le moyen de locomotion que Dieu a choisi pour se déplacer.(Vaison)

I
soles toi si tu veux, mais jamais seul .(Nyons)

Sage jusqu'à la ceinture et le reste à l'aventure. (Vaison

La terre est basse, le ciel est haut, il n'y a que la table qui soit de niveau !!!(Valréas).

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:07
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

Josiane, tu nous a quitté brutalement, et je voudrais par ces quelques photos te rendre un hommage.

Tu portais le même prénom que moi, je t'ai d'abord connu  par ton blog  http://balladeegyptienne.blogspirit.com/, puis ce fut notre 1ère rencontre. tu m'avais donné rendez vous à l'Excelcior, rue Talaat Harb au Caire.

Nous avons passé de bons moments ensemble, nous étions pas toujours d'accord, mais nous nous nous retrouvions toujours avec plaisir.

Ton domaine de prédilection c'était la photo, tu commencais même à exposer.Tu savais et tu aimais tant saisir des bribes de vie. Tu es partie bien tôt et tu reposes maintenant sur cette terre égyptienne que tu aimais tant.

Tu as laissé ton pharaon, c'est ainsi que tu appelais ton mari, dans la douleur.

Que Réda trouve assez de force pour surmonter cette épreuve et que tu reposes en paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 video rue et nagui015

 

Adieu Josiane ou plutôt au revoir......

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 20:27
- Voir les 0 commentaires - Communauté : Egypte
Publié dans : EGYPTE

Voici la lettre de Nagui qui me permet de vous faire partager le ressenti d'un Egyptien vivant ces évenements

Chers amis,

Si je ne descends pas à la place Tahrir pour manifester avec les autres dont certains sont de vrais amis, c'est pas pure lâcheté, je l'avoue. c'est terrible de se sentir lâche mais je sais que physiquement je n'ai pas la force de courir, de me faire bousculer, de risquer de perdre l'autre oeil avec lequel je vois et de devoir vivre aveugle le reste de ma vie! en plus, il est évident que tout ce qui se passe actuellement fait partie d'un grand jeu dégueulasse politique !  U
beaucoup d'entre vous m'ont écrit pour me demander comment je vais avec tous ces événements qui bousculent de nouveau et encore l'Egypte ! tout d'abord, je dois vous dire qu'ici a Héliopolis, on ne sent rien de ce qui se passe a Tahrir, c'est comme si on était dans un autre pays, ou les gens vivent tranquillement, font leurs courses, vont au restaurant, ( d'ailleurs j ai passe mon après midi hier dans un super resto a Hélio hier avec des amis), certes tout le monde parle de ce qui se passe a quelques kilomètres d'Hélio , a la place Tahrir, de la situation socio politique en général de notre pays, c'est tout ce qui intéresse tous les égyptiens maintenant qui sont devenus tous, du jour au lendemain, intéressés par la politique, après voir vécu une trentaine d'années loin de ce domaine compliqué et sombre!
ne des meilleurs pancartes que j'ai vues accrochées contre un mur crade dans un quartier populaire disait: Personne ne comprend plus rien ! C’est ce qui est vrai. Le vieux système politique est comme un monstre a trois têtes qui sort de la mythologie grecque: Moubarak, L'armée et la police ! Malheureusement il devient plus fort avec les jours et j'ai l'impression que le processus vers une démocratie sera beaucoup plus long que prévu !
le comble c'est la division qui se passe dans les rues égyptiennes: d'un côté, les révolutionnaires qui ont raz le bol de cette pourriture, d'autre part, des sympathisants du vieux système ( des gens qui n'ont jamais été intéressés par la politique et qui ne veulent que le retour de la stabilité reprenne ). il faut aussi ajouter a cela la télévision égyptienne qui joue un sale jeu en pointant du doigt les méchants révolutionnaires qui perturbent le pays, discours que pas mal d'égyptiens naifs croient.
Bref, pour dire que c'est très fatigant tout ce qui se passe, très décevant, très frustrant, très enrageant! malgré cela, on essaye de continuer la vie normalement, d'aller au boulot, de faire nos courses, de sortir, de faire comme si tout allait a merveille en Egypte. oui, la vie continue, pendant que de braves gens sont blessés, voire tués a quelques kilomètres de chez moi.
Les gens prient, essayent encore de s'accrocher à un miracle que le ciel, peut être enverra !


Nagui

 

Et cette lettre et celle d'un ami de Nagui

VOILA LE MAIL QU’UN AMI FRANCAIS  QUI SE TROUVE ACTUELLEMENT DE PASSAGE POUR UN REPORTAGE VIENT DE M'ENVOYER. IL EXPLIQUE LE QUOTIDIEN ASSEZ BIEN JE TROUVE. CONTINUEZ À PRIER, À VOTRE FACON, POUR NOTRE BEAU PAYS.
NAGUI.
 
Date: Tue, 22 Nov. 2011 15:11:55 +0100

Pas d'inquiétude à se faire pour moi, même si la situation change d'une heure à l'autre.

Suis arrivé à Suez hier soir, très mauvaise connexion dans l'hôtel, suspicion sur les étrangers (considérés en général comme des espions israéliens), mais je ne sors pas seul, connais déjà beaucoup de monde et Suez, fidèle à sa réputation, s'est débarrassé des flics dimanche, donc tout est calme pour le moment.

Déjà vu les grévistes, des frères musulmans, réfugiés pour insalubrité de leurs maisons. Je les revois ce soir, me la joue gentil et j'écoute les pbs.

Pas trouvé encore de traducteurs/ accompagnateurs, donc fatigué de devoir tout simplifier avec mon arabe baladi.

Déjà plein d'histoires à raconter sur les pbs de la ville : le chômage, l'habitat, les déplacés, la vie chère, les grèves qui ont commencé avant la révolution, comment l'ancien régime a fait de Suez un laboratoire pour les réformes libérales (carte santé et achat de nourriture subventionnée électronique en projet !) de Gamal Moubarak et ses sbires, l'habitat insalubre, le pb de l'eau (reflux des eaux usés qui inondent les maisons, paysans expulsés par la salinité des sols, pécheurs qui ne peuvent plus rien tirer tellement la mer rouge est polluée). Bref une ville industrielle riche qui a toujours maintenu sa population dans la misère, où pas loin.

Hier soir place Arbaeen, en arrivant à Suez, les voitures circulaient encore, on manifestait en solidarité avec Tahrir, et les Salafistes, très nombreux, assuraient le service d'ordre.

Suez a obtenu la médaille d'or de la guérilla urbaine, les flics et l'armée sont terrés.

                                             _____________________________

J'étais près de Tahrir, près du ministère de l'intérieur, dans la nuit de samedi à dimanche, impressionné de voir l'après-midi comment 150 irréductibles voulant légitimement ne pas quitter la place (une fin de manif violente en quelque sorte) ont réussi à enflammer le pays et à le remobiliser vers une seconde révolution qui se fout pas mal des élections (sauf les Frères assurés de les gagner haut la main). En fait, ce pays se mobilise autour des martyrs : dès que tu as des morts, la foule revient.

Là, la "bagarre" a dégénéré non seulement à cause des baltagui mais surtout à cause des bombes lacrymogènes suffocantes, brûlantes et évanouissantes d'un nouveau type.

Comme je n’étais pas loin, je me suis réfugié sous un porche, entre les flics et l'armée qui s'en prennent autant que les manifestants (le vent soufflait dans leur sens !).

 Le plus surprenant, c'est qu'à côté cette ambiance de guérillas urbaines où toutes les rues sont éteintes, les tanks campent, la foule s'y mélange encore (aucun contrôle pour passer les barrages) et que deux rues plus loin les vendeurs de rue portent un masque mais continuent à presser des oranges, et les taxis contournent wust el balad sans hésitation. Samedi dernier, même les vendeurs de barba papa continuaient à naviguer sur Tahrir, au gré des mouvements des combattants et du lancement de bombes lacrymo, les voitures essayaient de s'y aventurer aussi. Derrière, les cafés sont pleins à regarder Al Jazeera alors que tu entends le bruit des tirs en même temps. Bizarrement, la télé rend les choses beaucoup plus dramatiques (focale sur les combats) que ce que tu peux sentir sur la place, qui se vide et se remplit, se calme et redevient violente, comme une météo après cyclone, très localisée.

 

J'essaie de te tenir au courant des suites, si j'arrive à me connecter et si la fatigue ne prend pas le dessus. Je nage en eaux troubles, mais je surfe encore bien.

Bz

 

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Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 18:48
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

 

Des nouvelles d'Egypte, le procès tant attendu ....

 

 

 

 

 

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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 18:19
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

Me voilà de retour sur mon blog, je ne vous ressortirai pas le sempiternel refrain sur le temps qui passe et qui me manque.....Bla bla bla .....Rentrons dans le vif du sujet, et devinez quoi aujourd'hui le vif du sujet et bien c'est.................L'EGYPTE !

Je suis partie fin avril pour deux semaines sur cette terre de prédilection et j'en ai ramené un tas de photos et beaucoup de souvenirs qu'il faut vraiment que je partage avec vous.

Apès la poterie de Gournah, je vais vous faire connaître d'autres gens qui oeuvrent dans l'ombre pour aider la pôpulation à avoir une vie meilleure.

Il s'agit d'une association qui a son siège dans le nord de la France.

Voici leur site :"Les Enfants de Louxor"

Je suis entrée dans cette association, il y a pas tout à fait un an et lors de ce voyage j'ai eu un aperçu des actions entreprises et abouties parfois par une équipe qui ne ménage ni sa peine, ni son ardeur.

 Respect pour eux et pour leur détermination !

C'est des enfants comme cette petite fille aux abords des pyramides qui ont fini de me convaincre, si besoin était, de faire partie de cette équipe et j'essaye à mon niveau d'apporter un peu d'eau au moulin.

Elle m'a fait craquer. J'ai eu envie de la serrer dans mes bras tant elle me paraissait fragile.

On aurait dit un petit ange tombé du ciel, en fait c'était un petit moineaux tombé trop tôt du nid.

Je lui ai donné un peu d'argent mais je lui ai laissé ses cartes postales, elle m'a regardée et dans ses grands yeux noirs, j'aurais aimé voir l'insouciance d'un enfant heureux. 

                            

 

carte-1-louxor-472--2-.jpg                       carte-1-louxor-472.jpg                  

 

            Voici concrètement une des actions menées par l'association

  

 Là nous filons vers le village de El  Kôm où nous allons retrouver une classe de femmes qui passent le test final au bout de 6 mois d’alphabétisation.

 
 

 carte 1 louxor 094    carte 1 louxor 096        

 

 

Voici la nouvelle classe d’école pour la session 2011/2012 à Qatar, village proche de El Kôm

 

carte 1 louxor 104 

  

 

carte 1 louxor 099

 

carte 1 louxor 101carte 1 louxor 102


 

 

 

 

 

 

 

 

                                 

                                 

                                    Quand les enfants regardent les mamans apprendre .......

 

carte 1 louxor 105

 

  

 
Cette petite fille est très éveillée. Elle communiquait avec nous, même si nous ne la comprenions pas. C’est déjà un petit bout de femme qui aura certainement du caractère.

 

carte 1 louxor 106

  

 

                                                                 Une classe studieuse

carte 1 louxor 112

 

                                                               Une élève studieuse

carte 1 louxor 115

   

Et là, suprême récompense : un sac rempli de denrées alimentaires de première nécessité

Peut-être pour prouver à des maris récalcitrants qu’apprendre à lire et à écrire permet de nourrir la famille pour quelques jours.

 

carte 1 louxor 108

 

 

 

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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 18:20
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

   

Voici Marie-Christine, une de ces femmes d'exception qui a su tout quitter pour vivre au côté d'enfants et d'adultes que la vie a oublié sur les bord du Nil du côté de Louxor.

Elle est là depuis 2000.

Infirmière de son métier, elle dispense des soins et de l'amour à ceux qui souffrent, et ils sont nombreux nous dit-elle. Il faut y croire et surtout ne pas y chercher une satisfaction personnelle, une gloire quelconque. Son but n'est pas là ; elle veut donner un métier à ces garçons qu'elle recoit dans sa poterie. Elle leurs enseigne une certaine hygiène de vie, la douche, les repas équilibrés et surtout le métier de potier à la manière de leurs ancêtres. Chaque poterie faite par un enfant sera vendue et l'argent de cette vente reviendra intégralement à l'enfant. Mais les temps sont durs à Gournah en ce moment, les touristes sont rares et les ventes encore plus.

 

Marie-Christine dans la cour de la poterie où elle nous a très gentiment accueillis

carte 0 louxor 622 ' 

 

 

le four

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les enfants.... petit potier deviendra grand pourvu ........ 

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Des maîtres potiers venus du Fayoum aprennent leur art aux garçons.

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Les poteries achevées 

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Comment ne pas craquer !!! 

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Pour tous les "impatients" qui me demandent de raconter sur mon blog mon voyage à Louxor, voici un lien pour visionner un des buts de mon voyage

 

link

 

  C'est un reportage que nous a concocté Pascal, un passionné d'Egypte qui a permis à Mohamed, devenu son ami, d'être sur le net avec un excellent site qui présente son gite sur la rive ouest de Louxor.

 

  
  C'est chez Mohamed que nous avons passé une semaine fort agréable.
Vous trouverez dans ce site tous ce que vous devez savoir ou presque sur Louxor et ses environs . Vous apprendrez à connaître les Enfants de Louxor dont je vous parlerai  plus tard et bien sûr la poterie de Gournah         

 
 
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 17:15
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

Fatma aurait pu dire ......

 

 

Puisses tu avoir :

Suffisamment de joie pour te rendre douce !

Suffisamment de défit pour te rendre forte !

Suffisamment de peine pour te rendre humaine !

Suffisamment d'espoir pour te garder heureuse !

 

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Je pense souvent à toi Fatma

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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 10:54
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

Terrible nouvelle ce matin !

En hommage à un homme tant aimé, je vous fais partager la douleur de Nagui fasse au décès de son papa

 

Mes larmes s'unissent aux siennes J'aimerais tant être près de lui, je le suis avec le coeur. Il doit essayer de trouver au fond de lui la force (je sais qu'il en a)  pour surmonter l'insurmontable et aider sa maman et les siens dans ce moment d'immense douleur.
Qu'il n'oublie surtout pas que nous l'aimons.

 

                                               (extrait de son blog "la pension de la joie")samirbougainvillier

 

"Il est quatre heures du matin, ce lundi Papa vient de nous quitter !

Tu me manqueras Papa ! Tu es, tu as été, et tu resteras le plus grand Papa du monde !

Au revoir mon Papa ! "

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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 22:02
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

 

                                        La réalité après la révolution

 

 

 

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      "  Chers touristes, ne nous laissez pas, nous allons vous protéger "

 

 

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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 16:13
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo

  

 

  Le 11 février 2011, après 18 jours de révolte du peuple,

le président Hosni Moubarak démissionne et laisse le pouvoir

au ministre de la défense et commandant en chef des forces armées égyptiennes.

Mohamed Hussein Tantawi devient chef du conseil militaire suprême.

 

 

C'est la joie place Tahrir et dans toute l'Egypte, mais les égyptiens restent dans l'expectative.

- Toujours pas de levée de l'état d'urgence

- pas de dissolution du gouvernement

- aucunes de leurs revendications qui devaient aboutir après le départ du Raïs n'arrivent 

 

 Et pendant ce temps -là ..................................................

                  Impact sur le tourisme

La création d’un comité pour gérer les sérieuses perturbations dont souffre le secteur actuellement est devenue une nécessité pour atténuer leur impact. - Plus d’un million de touristes ont quitté l’Egypte à ce jour, plus de 80 % de réservations ont été annulées, 200 milliards de dollars d’investissements touristiques en péril et plus de 2 millions de personnes travaillant dans le secteur du tourisme risquent de perdre leur emploi à la suite des manifestations dans le pays depuis le 25 janvier.

Des indications graves qui ont poussé le ministère du Tourisme à créer un comité pour la gestion de la crise actuelle puisque les pertes financières s’élèvent à plus d’un milliard de dollars selon les déclarations du vice-président Omar Soliman. « Le rôle de ce comité est d’évaluer la situation et le taux de baisse du nombre de touristes en Egypte. Il prendra de même quelques mesures qui ont pour objectif d’atténuer les pertes sur le plan financier et concernant le nombre des touristes qui fuient l’Egypte pour pouvoir sortir de cette impasse le plus vite possible », explique Hicham Zaazoue, assistant du ministre du Tourisme. Une cellule d’opérations avec un numéro de téléphone d’urgence, 19654, fonctionnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour recevoir les plaintes concernant la sécurité des touristes ainsi que celle des établissements touristiques, pour la coordination avec les autorités ou les ambassades et pour résoudre leurs problèmes. « Une autre cellule d’opérations a été créée dans les différents aéroports pour faciliter les procédures de leur départ, vu le nombre de touristes voulant rentrer chez eux, ce qui a causé des encombrements dans les aéroports. En fait, assurer la sécurité des touristes restés en Egypte est notre première priorité à l’heure actuelle », assure Zaazoue.

 « Reprendre nos efforts de promotion »

D’autre part, l’Organisme de la promotion touristique (ETA) est en contact direct avec ses bureaux de promotion répandus dans le monde entier. « On doit être au courant de l’évolution de l’impact de la situation actuelle sur les différents marchés du tourisme égyptien et les différentes réactions de ces marchés, afin de pouvoir réagir selon les caractéristiques et les tendances de chaque marché », assure Amr Al-Ezabi, président de l’ETA. Il ajoute que l’organisme a gelé provisoirement les campagnes de publicité pour l’Egypte comme destination touristique sur différents marchés pour le moment, tout en restant en contact direct avec les partenaires internationaux comme les différentes fédérations du tourisme et de voyage, les voyagistes et les méga tours-opérateurs internationaux. « Ces contacts nous permettront de reprendre nos efforts de promotion pour l’Egypte une fois cette situation terminée. En outre, un plan a été mis en place pour reprendre le mouvement touristique vers l’Egypte une fois que ces événements dramatiques prendront fin », reprend Al-Ezabi.

Les traits préalables de ce plan consistent à participer aux plus grandes Bourses touristiques internationales, vu qu’elles se tiennent au mois de février et de mars comme le BIT (Bourse Internationale du Tourisme), qui aura lieu le 18 février à Milan en Italie, et le ITB du mois de mars à Berlin. « Il y aura plus de 9 expositions et Bourses qui auront lieu d’ici la fin du mois de mars. On doit assister à toutes ces foires touristiques, officiellement représentées par le ministère du Tourisme et l’ETA, avec le secteur privé », indique Khaled Al-Manaoui, président de la Chambre des agences de voyages. Il ajoute que cette dernière est prête à aider financièrement toutes les agences voulant participer à ces foires et qui ne possèdent pas les moyens à cause des déficits engendrés par la situation.

Selon lui, l’objectif de cette participation n’est pas la promotion du tourisme, mais il est de marquer la présence de l’Egypte et ne pas perdre de terrain. « L’Egypte a connu beaucoup de crises dans ce secteur, dont la plus forte était celle qui a eu lieu après la vague des attentats terroristes qui ont secoué le pays pendant les années 1990. Le plus grave était celui de Louqsor en 1997 qui visait directement les touristes. Ces crises ont rendu ce secteur plus fort. On a réussi à les surmonter avec beaucoup de travail acharné et peu de panique », conclut Al-Manaoui.

 Dalia Farouq - Al Ahram

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 Louxor, ville fantôme privée de touristes pour cause de révolte.

 

Flâner seul dans le temple pharaonique de Louxor, photographier sans bousculade les sphinx et colonnes de Karnak: un rêve devenu réalité pour les très rares touristes présents, un cauchemar pour les commerçants privés de leur précieux gagne-pain. Hôtels vides, bazar déserté, guides désoeuvrés... Depuis le début de la révolte égyptienne contre le régime du président Hosni Moubarak le 25 janvier, Louxor n'est plus que l'ombre d'elle-même. "Normalement, ce parking est plein de minibus", se désole Moussa Ebrahim devant l'entrée du temple de Louxor, sous l'oeil endormi d'un gardien avachi sur sa chaise. "Economiquement, c'est grave. Les agents de voyage ne travaillent plus, personne ne vend plus rien", souffle ce guide. "Espérons que le dictateur partira et que les touristes reviendront", commente-t-il en tirant sur sa cigarette estampillée Cleopatra.

En cette saison, Louxor (sud) affiche habituellement complet. Mais le mouvement populaire contre le régime et les violences à travers le pays ont fait fuir les vacanciers. Aucun charter n'atterrit plus à l'aéroport. Le long du Nil, des dizaines de bateaux de croisière sont à quai.

Du jamais vu depuis 1997, après le meurtre à Louxor d'une soixantaine de touristes par un groupe islamiste. La traversée du désert avait duré "quelques mois", se souvient Moussa Ebrahim. Seule dans les ruines du temple avec quelques autres touristes égyptiens, la famille de l'Américaine Marie Jo Wolszon jubile. "C'est le meilleur moment pour visiter cet endroit!" s'exclame la touriste originaire du Minnesota, venue rendre visite à sa fille installée au Caire avec son mari. "Je n'ai pas eu peur" dans la capitale, malgré les grandes manifestations. Quant à Louxor, "c'est magnifique", et "nous sommes les seuls dans notre hôtel", dit-elle, tandis que ses petits-enfants admirent les hiéroglyphes.

A quelques encablures, dans le bazar, les échoppiers jouent aux échecs en attendant meilleure fortune. Les étals regorgent de pyramides en cristal, de papyrus et autres porte-clés pharaons. Mais dans la longue ruelle ombragée baignée d'un lourd parfum d'épices, pas un touriste en vue pour marchander. "Je suis prêt à casser mes prix", promet Pascal Mahouid devant sa boutique de souvenirs. "Cela fait quinze jours qu'il n'y a pas de business, c'est dur". "Ce qu'ils font, c'est bien pour nos enfants", dit-il des protestataires de la place Tahrir, au Caire, épicentre de la révolte. "Mais ici on ne veut pas manifester, ça fait fuir les touristes". 

Sur la route menant au temple de Karnak, l'un des plus célèbres sites de l'ère pharaonique, un char de l'armée veille. Des manifestations de centaines de personnes ont eu lieu à Louxor contre le gouvernement, mais aucun incident grave n'a émaillé les rassemblements, selon des témoins. Seules les vitres cassées de la bibliothèque publique, parrainée par Suzanne Moubarak, l'épouse du président, témoignent ouvertement de la grogne locale. A l'entrée du site de Karnak, le guichetier sursaute à l'arrivée d'un visiteur. Il n'a vendu que 40 tickets aujourd'hui. Au pied d'une obélisque, Michael Mueller, 41 ans, et sa femme, Lisa, 25 ans, savourent le silence du lieu, d'habitude noir de monde.

Arrivés fin janvier en Egypte, ces touristes suisses, "activistes politiques" déclarés, montrent plus d'enthousiasme encore pour la cause des protestataires que pour les beautés du pays. Début février, "nous étions à Hourghada (station balnéaire de la mer Rouge) et nous sommes retournés au Caire pour voir ce qui se passait place Tahrir", explique Lisa, même si "ma mère voulait que je quitte le pays". "Nous irons peut-être à Assouan demain. Mais mon coeur est au Caire", confesse Michael. AFP

 

Les voyagistes français ont suspendu leurs départs jusqu'au 21 février. Les vols secs sont maintenus.

Transavia a annulé ses vols du 19 et 26 Février !! (Louxor et Hurghada). .

 

Infos glanées sur l'excellent site que Pascal a mis en place pourMohamed, le gite hotel Gezira à Louxor

 

                                            @+

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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 20:29
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Publié dans : EGYPTE - Par Jo
Je vous ai copier-coller un article du journal "LIBERATION" qui reflette l'état d'esprit des égyptiens manifestants à la place Tahrir
Monde 09/02/2011 à 17h40 (mise à jour à 18h16)
«J'ai découvert une Egypte magnifique ici»

Par CHRISTOPHE AYAD Envoyé spécial au Caire

  

 Place Tahrir, au Caire, le 8 février.

                                Place Tahrir, au Caire, le 8 février. (Dylan Martinez / Reuters)

 

Quelque chose a basculé, mardi, en Egypte. C'est devenu évident la nuit dernière, devant le bâtiment de l'Assemblée du peuple, où plusieurs centaines de manifestants s'étaient installés pour dormir là, sur des nattes, enroulés dans des couvertures. C'est une rue assez courte, à 200 mètres de la place Tahrir, mais s'y trouvent l'équivalent de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que le siège du Premier ministre. Elle est désormais fermée par une barricade improvisée, avec des barrières métalliques et de la tôle ondulée.

A une cinquantaine de mètres, l'armée a posté des blindés légers. Les bidasses s'excusent presque de contrôler l'identité de ceux qui viennent là et semblent avoir pour consigne de laisser passer tout le monde. Ils échangent des cigarettes et des blagues avec les manifestants, dont certains grimpent de temps à autre sur un char ou s'allongent dans le creux des chenilles. Un régime qui ne protège plus ses institutions, mêmes fantoches, a perdu la partie...

Tout est stupéfiant dans cette révolution, à commencer par son calme, son civisme, le respect qui règne entre chaque individu. Wafaa, une jolie médecin légèrement voilée de 32 ans, passe la nuit là, sur le trottoir, emmitouflée dans une parka. Elle est venue avec sa soeur depuis Zagazig, dans le delta du Nil. Les deux jeunes femmes dorment à tour de rôle, au milieu de dizaines d'hommes qu'elles ne connaissent pas. C'est impensable en Egypte: «On n'a pas réfléchi, rigole la pédiatre, comme si elle venait de réaliser son audace. On peut pas rester comme ça devant la télé. Nos parents nous ont dit: "allez-y pour nous!" On a pris le bus et on est arrivées dans la journée. Des gens nous amènent du pain et du fromage, des commerçants viennent prêter des couvertures. Je ne me suis jamais sentie autant en sécurité de ma vie.»  243685

«Je m'en fiche si je finis ruiné, au moins on sera libres»

Tout est nimbé dans le doux halo des réverbères. Ce qui frappe aussi, c'est le besoin insatiable de chacun de s'exprimer et d'être traité comme un individu à part entière, «pas comme une masse ou un troupeau, mais comme des êtres dignes de respect. C'est ça qu'on demande, le respect, la dignité.» Mohamed est plombier, il est venu d'Alexandrie: «Je paye de ma poche, c'est mon argent mais je m'en fiche si je finis ruiné, au moins on sera libres.» Il partage une natte avec Ahmed et Mohamed, qu'il vient de rencontrer le jour même.

Ils plaisantent: «Moubarak, démissionne, ma femme me manque et je veux rentrer à la maison», chantonne Amr. Mais entre deux blagues et trois cigarettes, il racontent une vie foulée aux pieds. Mohamed par exemple: «Je n'ai pas vu mon père avant l'âge de cinq ans. Il était emprisonné pour islamisme, c'est tout. Il n'a jamais été jugé, un jour ils l'ont relâché, c'est tout. On vit à dix dans trois pièces.

 

 

Mohamed, 22 ans, se fiche de la religion, il pratique à peine. «Tout ce que je veux, c'est trouver un travail comme comptable, je suis diplômé depuis deux ans mais il n'y a rien. Rien. Le système ne marche pas, il faut tout changer. Ce régime nous a tous transformés en mendiants. On n'aurait pas besoin de l'aide américaine s'il n'y avait pas autant de corruption.» Il a vu circuler les chiffres faramineux -et non vérifiés- sur la fortune supposée des Moubarak: 40 à 79 milliards de dollars. Ça l'a révolté.

«J'ai le sang du type mort à côté de moi sur le coeur»

Ahmed, lui, ne veut plus quitter les manifs: «J'ai découvert une Egypte magnifique ici. Les gens s'aiment, se respectent, ils s'écoutent. On s'étonne nous-mêmes, on se découvre. Regardez comment ça se passe quand la police n'est pas là. On était traités comme des serfs dans ce pays. Mais depuis le vendredi 28 janvier, quand la police nous a tiré dessus alors qu'on voulait se rendre, je ne leur pardonnerai jamais. J'ai le sang du type mort à côté de moi sur le coeur.»    Mardi, les manifestations ont peut-être connu leur plus grosse affluence depuis le début de la révolte, le 25 janvier. Beaucoup de nouveaux venus, émus par le témoignage du cyberactiviste Wael Ghoneim, tout juste sorti de douze jours au secret, émus aussi par la publication des photos des «martyrs» dans la presse: des jeunes gens aux visages sympathiques, fauchés en pleine grâce. Beaucoup de fonctionnaires, qui ont repris le travail, viennent sur la place Tahrir après leurs heures de bureau. A partir d'aujourd'hui, ceux qui sont solidaires des manifestations, mais ne peuvent s'y rendre, sont invités à porter un vêtement ou un brassard rouge.

 

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Autre changement notable depuis hier: désormais l'on voit sur la place Tahrir d'anciens partisans de Moubarak, voire certains de ses propagandistes. C'est l'heure des opportunistes et des retournements de vestes. Le journaliste de télévision nationale, Amr Adib, s'est même vu refuser l'accès de la place: «Faut pas exagérer quand même», plaisante Ahmed. Le rédacteur en chef d'Al-Ahram, le principal quotidien gouvernemental, une quasi-institution d'Etat, a appelé à la démission de Moubarak lors d'une interview sur la BBC en arabe. Les ouvriers du groupe de presse pro-gouvernement Rose al-Youssef menacent de cesser le travail si la ligne éditoriale ne changeait pas.

L'heure des retournements de veste

Les manifestants évoquent l'idée d'aller investir la radio-télévision d'Etat, qui passe son temps à manipuler l'opinion, allant jusqu'à dire que cette contestation était fomentée et payée par des puissances étrangères. Mais là aussi, le ton commence à changer: le régime, qui a désespérément besoin de légitimité, cherche à récupérer l'élan du «25 janvier» et rend hommage aux jeunes...

Tout le pays ressemble à un glacier qui craque doucement avant l'avalanche. Avec une partie de la bourgeoisie, les corps constitués de l'Etat basculent aussi dans la contestation. Hier donc, le président de la Cour constitutionnelle, en grande tenue de magistrat suprême, a proclamé devant la foule que la seule souveraineté qui vaille était celle du peuple. Il répondait aux arguties du pouvoir sur la nécessité de maintenir Moubarak pour procéder aux nécessaires réformes de la Constitution d'ici à la présidentielle de septembre prochain, à laquelle le raïs chancelant a promis de ne pas se représenter.

Plus inquiétant encore que ce désaveu du plus haut juge du pays, des grèves commencent à gagner différents secteurs. On parle désormais d'un début de grève des employés du canal de Suez, ce qui porterait un coup fatal à l'économie du pays, déjà affectée par le crash de la saison touristique (1 million de touristes sont rentrés ces 3 dernières semaines) . «Vendredi, jure Mohamed, nous marcherons sur le palais présidentiel Ce sera le "jour de l'offensive". Il n'en a plus pour longtemps.» En fait, ce n'est plus seulement de Moubarak dont il est question maintenant, mais de tout le régime égyptien.

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